Julien Thore
FOTOVAR 2017
Thème de l'exposition
Portraits de famille
Ville de résidence : Antibes
Mail : brutart@free.fr
Site : http://brutart.free.fr
Facebook : https://www.facebook.com/Julien.brutart
Flickr : https://www.flickr.com/photos/sansconsquence/
Flickr : https://www.flickr.com/photos/brutart/
Photographe amateur
Fait plutôt des photographies de : Portrait
Expositions :
2012 - Exposition Galerie l'Asile, Bordeaux Exposition Quai Largo, Bordeaux.
2015 - Parutions dans Causettes, Polka, Chasseur d'images,
Lauréat d'une dizaine de concours Wipplay dont parutions dans Polka.
2015 - Prix de la meilleure serie au festival photo de Tourves.
2016 - Exposition au festival photo de Seillans - Parution dans Chasseur d'images.
2016 - Exposition 10/10 « C dans la Boîte », Bordeaux.
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Voir son exposition FOTOVAR de 2016 |
L'exposition à Fotovar :
Visiblement Julien Thore veille au grain, et a trouvé avec la chambre photographique un dispositif qui lui convient. Vorace, il croque ici en bon cannibale une série de portraits parodiques d'une étrange tribu, autant d’effractions inattendues au cœur même du réel le plus trivial : la photo de famille.
Comme a son habitude, il déclenche sans pitié, sans distinguer ce qui est beau et ce qui ne pourra jamais l'être. La rigueur technique admirablement controlée offre un contrepoint judicieux à la furie poétique des images.
Puissamment maintenus dans le cadre par la solennité du noir et blanc, les modèles privés de contexte donnent a voir un ensemble au charme énigmatique, inopiné, inexpliqué.
Mais il faut se hisser au-dessus de l'apparence rassurante d'un travail fantaisiste de petits arrangements comiques avec le concret. Car ici aucun visage ne survit à la griffe, et au final c'est un effrayant tableau de chasse, qui souligne l'imposture familiale.
Ce cortège de phobies et d'obsessions crues désigne l’absurdité du mythe de la famille unie.
Ces déraillements insolites dénoncent la célebration du faux-semblant, et exorcisent le fantasme refoulé de la famille heureuse. Ou l'on se rappelle qu'un portrait compte toujours une part d'illusion mensongère. Et ou l'on doit accepter que la beauté barbare de la photographie conjure souvent notre hantise de la vieillesse comme de la mort.